Ce soir c’est l’anniversaire de Pat et c’est moi qui m’occupe de l’apéro. Pour accompagner une sangria bien relevée, je vais servir mes bricks végétariennes en forme de petits triangles. Pour cela, j’ai préparé deux farces, une de mes classiques « poivron, feta, olives, menthe » et une toute nouvelle que j’ai testée avec Fabio dès ce midi pour le déjeuner : chèvre frais, abricots secs, romarin, miel et pignons. Je vous le dis sans faire un pli, avec mon manque de modestie habituel, c’est une pure merveille. Et parce que je suis capable d’être vraiment gentille, vous avez le droit à la recette des deux.
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La salade de tante Alice
Personne n’aurait idée de mettre pareille salade à la carte d’un restaurant, c’est une salade familiale, une salade de tous les jours qui au fil des ans devient incontournable parce qu’elle est simplement bonne. Ma tante Alice a beau ne plus être de ce monde, je suis toujours interpelée par la simplicité et la singularité de sa salade. Je me délecte toujours autant de sa sauce unique qui allie le piquant de la moutarde, la fraicheur corsée de l’ail et l’acidité du citron avec une huile neutre. Le croquant de la laitue et le juteux des tomates mûres avec la douce fermeté de l’olive noire. Je ne sais pas pourquoi j’en fais tout un plat, ma cousine elle même s’en souvient à peine. Pourtant, même si cette salade n’a vraiment rien d’extraordinaire, elle a marqué mon enfance et sa fraicheur m’appelle immanquablement à un moment ou à un autre.
Clafouti surprise à la pomme et au gingembre
Ce cake est une totale improvisation à partir de mon gâteau à l’orange avec un moule différent, des quantités différentes et des ingrédients différents. Et un four à gaz pas franchement fiable. J’étais partie sur une association, classique mais stimulante, de quatre saveurs : pomme, gingembre, miel et citron vert. Seulement, au lieu de faire un cake basique à la pomme et de l’arroser avec un sirop de citron, miel et gingembre, comme je l’avais prévu au départ, j’ai fait une chose qui normalement ne se fait pas : incorporer directement à la pâte, la marinade de ma pomme, avec le gingembre, le miel, le jus et les zestes de citron. Ce qui a eu pour résultat de produire une sorte de clafouti, très moelleux et assez dense à la fois. Une texture surprise qui se défend bien. Mais, ce qui se défend surtout, c’est le goût. La douceur du miel, la fraicheur des pommes, l’acidité du citron et la force du gingembre. Tout est là, très intimement lié. L’association est aussi réussie que je l’avais imaginée et, portée par le moelleux « clafoutien » qui lui sied à ravir, elle dépasse même mes espérances.
Soupe épicée façon harira
De retour chez Jean-Claude, me voilà déjà en cuisine à préparer une bonne petite soupe pleine de fer, de vitamines et de protéines végétales. Exactement ce dont nous avons besoin tous les deux en ce moment. Ce n’est pas vraiment une harira car je n’y mets pas de viande, ni de vermicelles et encore moins de farine. C’est une soupe improvisée et rondement épicée dans laquelle je mets tout mon cœur et ma bonne volonté. Une soupe pleine de saveurs, colorée, ensoleillée… idéale à partager.
Pasta rossa
Lorsque j’étais petite je me souviens que ma mère avait une théorie fumeuse comme quoi porter du rouge quand on avait la rougeole faisait sortir les boutons et permettait de guérir plus vite. Je n’ai pas la rougeole et je ne crois plus aux légendes familiales, néanmoins, aujourd’hui j’ai de la fièvre et une petite pensée pour elle. Comme il n’est pas question de me laisser abattre, j’ai décidé d’appliquer la thérapie par le rouge. Je vais me concocter une bonne assiette de pâtes, bien rouge et sans chichi. Poivron rouge, piment rouge, tomate fraiche et tomate séchée… Du rouge, du rouge et encore du rouge pour me fouetter le sang et me revigorer pleinement. Ça ne peut pas faire de mal et d’ailleurs rien que d’y penser mon appétit en est déjà tout excité.




